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Ci-dessous le synopsis de mon intervention à Répu dimanche. Pour voir la vidéo, c'est ici, merci Marie Rivière (oui, oui, on se fait filmer par une actrice de Rohmer, on se mouche pas du coude aux Contrées Magnifique).
- Notre société suinte la violence (exemple du mobile), ce qui invalide sa condamnation éthique par l’Etat et les médias dominants
- L’Etat qui s’adjuge le monopole de la violence au nom de la protection des populations :
1) mène des guerres sans prendre leur avis (Lybie)
2) Guerre de basse intensité dans les banlieues
3) traitement différencié : FNSEA jamais poursuivie pour ses saccages
Cet Etat est donc illégitime pour définir ce qu'est la violence insupportable
- Ne pas fétichiser la violence :
1) Ni preuve de radicalité (FNSEA)
2) Ni un repoussoir au nom du fait qu’elle déconsidère la cause. En réalité, les médias sont toujours hostiles à ce qui, dans les mouvements sociaux, menacerait l’ensemble du système dont ils sont un rouage. Parce qu’ils sont propriétés directe ou indirecte de l’oligarchie, parce qu’ils fonctionnent au consensus.
- CPE, émeutes des banlieues, ZAD, si des gens ne s’étaient pas opposés à la liquidation policière des résistances, en mettant leurs propres corps bien plus en danger que ne le font jamais les robocops, le CPE serait passé, les banlieues n’auraient pas été arrosées de financements, l’aéroport serait déjà construit. Que ces victoires ou ces bénéfices aient été tout provisoires est une autre question.
- Les mouvements puissants et jusqu’ici gagnants sont ceux qui ont su refuser la séparation entre violents et non violents : Vallée de Suse, ZAD
- C’est pourquoi il faut refuser de laisser la jeunesse radicalisée se débrouiller seule avec la répression : refuser la gestion actuelle des têtes des cortèges par les syndicats.
Nuit Debout devrait s’activer pour que la manif de jeudi ne se désolidarise pas de sa partie la plus active, refuser d’abandonner les trottoirs aux flics.
- On se demande sans cesse où vont les Nuits Debouts. Ou bien ce seront des groupes de parole qui se résorberont dans la farce électorale, ou bien ils sauront multiplier les débordements au point que s’ouvre vraiment une crise politique.
- Dans cette perspective, la question n’est pas celle de la violence ou de la non-violence, c’est celle du respect des règles imposées par le régime présent, celui du capitalisme parlementaire.
Or, on n’a jamais vu une société nouvelle naître en respectant les règles de l’ancienne.
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| Et n'oubliez pas la prochaine échéance, où tout peut basculer, d'un côté ou de l'autre |


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